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Analyses des textes par des fans

Sous ma robe
Paroles : Elsa Lunghini, Musique : Georges Lunghini - Raymond Donnez
Auteur(e) de l'analyse : Khéloudja

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Un titre datant d'une dizaine d'années, très joliment écrit et interprété par Elsa Lunghini qui confirmera dès son album suivant des talents d'auteure.
Sous ma robe est une chanson originale très appréciée des critiques lors de sa sortie grâce à des paroles sincères, d'ailleurs toujours d'actualité, sur la rupture d'un couple adultérin, sur la perte de volonté, et de par l'harmonie de sa mélodie.

Avec un semblant d'abandon, de douce nostalgie, Elsa décrit férocement au-delà du titre de la chanson un peu léger une séparation brusque entre une maîtresse lassée et un homme désabusé. C'est à lui qu'elle s'adresse directement et uniquement tout au long de la chanson (« tu étais...tu disais...pense à... »). Un amant jadis téméraire, audacieux, en proie à des regrets face au temps qui passe et à ce qui n'est plus : la fougue d'une jeunesse désormais envolée « tes cheveux sont presque gris, ... tu passes tes soirées au lit », des femmes ne l'attendant plus vraiment « si tu veux plaire à ta femme, pense à me laisser tomber ... même sous les lumières pâles vaut mieux plus s'embrasser ». Mais il y a aussi le fait de se retrouver confronté à des enfants devenus grands et distants et à des problèmes financiers dans le « ta maison est presque vide ».
Il lui reste pourtant un peu de cette femme autrefois très amoureuse et confidente. Malgré ses nombreux reproches, elle l'encourage d'une certaine manière à prendre des risques « tu parles comme on marche sur du verre », à affronter la réalité, certes dure « tu n'as plus rien dans les poches, ... tu as pris des habitudes... ». En le rappelant, par exemple, à de beaux souvenirs d'amants effrontés  « tu disais que sur mes seins il faisait chaud, tu te penchais au-dessus ». Une période dévoilant aussi la complicité, la joie de vivre, l'innocence « tu étais jeune et beau, on pêchait dans la rivière, on se jetait à l'eau, maintenant c'est plus pareil ».

Le single s'achève avec une touche de mélancolie qui reste cependant apaisante et ici étonnamment bienveillante : « on prenait le bateau pour aller n'importe où ». Ce qui renforce le caractère intimiste des déclarations précédentes. Une sorte de dernier appel réconfortant à son homme tourmenté en dépit d'un aspect cynique. Cela, notamment, grâce aux multiples et belles références à la nature (tout comme l'accompagnement musical du doux bruit des vagues au tout début et à la fin) et de par le ton plutôt suave choisi par la chanteuse pour interpeller cet homme qu'elle semble - involontairement - toujours porter dans son cœur.

22 septembre 2009


Analyse précédente: Le garçon d'étage

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